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Femmes d'énergie

Dans votre livre « Le secret de vos chakras », vous décrivez très en détail le rôle et l’importance d’avoir des chakras équilibrés. Pouvez-vous nous rappeler ce que sont les chakras et pourquoi il est important de veiller à leur équilibre ? 

C’est assez simple, les chakras font partie de notre structure subtile. Je donne cette image dans le livre : tout comme nous ne pouvons fonctionner sans cœur, sans estomac, nous ne pouvons fonctionner sans nos chakras qui font partie de notre structure au même titre que nos organes. Ils font partie de nous. Les corps subtils (le cocon énergétique qui nous entoure) font aussi partie de nous, et nous ne pouvons pas fonctionner sans eux non plus. 

Tant que nous sommes vivants, les chakras prennent racine dans la shushumna qui est le canal de lumière qui nous relie aux énergies de la terre et du ciel. On vient donc puiser et se nourrir à ces énergies en permanence, même si nous ne nous en rendons pas compte. Nos structures subtiles sont l’expression de la vie en nous. 

Lorsque nous mourons, notre cocon de lumière (nos corps subtils) et nos chakras expulsent cette énergie de vie et cessent alors d’exister.

Il est important de veiller à leur équilibre car s’ils sont en santé et en harmonie, l’énergie de la vie circule correctement à travers eux et donc en nous. Nous sommes alors en santé physique, psychique, émotionnelle, à tous les niveaux de l’être. Traiter ses chakras ou recevoir un soin pour les harmoniser fait partie selon moi d’une hygiène de vie. Les méridiens, les points d’acupuncture qui sont sur ces méridiens et les chakras constituent un réseau énergétique. Le corps et l’énergie ne sont pas séparés : l’être humain est tout simplement l’expression d’un rapport entre la matière et le subtil, l’énergie. Nous sommes le médium, le canal entre la terre et le divin : il n’y a pas de séparation, nous sommes unis à tous ces plans.

Comment peuvent intervenir les soins énergétiques dans cette remise en équilibre ?

Il existe différentes techniques qui ont différentes indications, mais globalement, le praticien canalise l’énergie universelle de guérison qui est une énergie d’amour. S’il est aligné, il canalise cette énergie et la rayonne, (sa qualité de canalisation dépend de sa qualité d’alignement). Il va susciter chez la personne sa propre capacité de guérison. Il est donc un outil pour que la personne canalise sa propre énergie de guérison. C’est une antenne, comme une aiguille d’acupuncture, qui met en mouvement l’énergie de guérison de la personne. 

Certains disent « cela ne marche pas sur moi », c’est en fait qu’un des aspects de leur personnalité résiste à la guérison, même si cela peut rester inconscient bien souvent.

Un praticien débutant ou peu aligné canalisera donc moins facilement ? 

Pas forcément. Car un praticien peut être nouveau dans son activité, mais avoir agi pour la guérison dans maintes et maintes vies. Il peut donc être très expérimenté tout en étant débutant dans sa pratique dans cette vie terrestre. Par contre, certains praticiens vibrent plus ou moins fort, ont un niveau de conscience plus ou moins fort, il peut donc y avoir des interférences pour certains dans la canalisation de l’énergie.

Ce qui est certain c’est qu’en tant que praticien, nous nous devons de travailler sur nous, sur notre mental, notre égo, sur tous les aspects de nous qui ne sont pas pleinement transparents et qui altèrent notre rayonnement. 

Quand nous choisissons un thérapeute, nous choisissons notre expérience. Si nous allons vers un thérapeute qui n’est pas aligné, qui est dans la confusion ou dans la prise de pouvoir, c’est que nous avons besoin de rencontrer cette expérience pour évoluer. Par exemple, cela peut nous pousser à reprendre notre propre pouvoir, même si cela passe d’abord par une étape de soumission par rapport à ce praticien. Si je suis allée vers tel ou tel thérapeute, c’est que j’avais besoin de confronter quelque chose de ma vie avec lui. À tout moment nous choisissons les expériences de notre vie, même si cela reste la plupart du temps inconscient.

Pour résumer je vois le thérapeute comme un outil. Tout comme dans une coutellerie on trouve une grande variété de couteaux ayant tous une fonction et des caractéristiques différentes : couteau à beurre, couteau à pain, couteau d’office… et bien les praticiens en énergie ont eux aussi des fonctions et des puissances différentes, ils n’ont pas tous les mêmes spécificités. Parfois nous avons besoin d’un thérapeute qui va gratter en surface, parfois d’une personne qui va nous aider à travailler en profondeur. Mais à un moment, il faut aller en profondeur si nous voulons que les choses se transforment vraiment ! 

Finalement, qu’est-ce que l’énergie ?

L’énergie est le principe constituant de toute chose créée dans l’Univers. L’énergie c’est le fluide de vie qui anime la matière. Sans l’énergie de vie, la matière serait inerte. C’est elle qui impulse la vie en nous, qui nous traverse à tout instant. Quand elle ne circule pas, quand il y a stagnation, il y a quelque chose qui ne va pas et cela impacte notre physiologie, notre mental ou notre émotionnel. C’est comme l’eau, elle a besoin d’être dans le mouvement, sinon, elle croupit.

Parfois, au gré des interviews, j’ai parfois ressenti l’énergie comme étant la base de notre essence et donc assez mécanique, physiologique, et parfois je l’ai ressentie de manière plus spirituelle comme venant d’une dimension supérieure à la nôtre. Quelle est votre vision personnelle ? 

Les deux ne sont pas séparés, c’est la même chose ! 

A l’origine de toute création, que ce soit de votre âme, de votre corps, ou de toute chose qui existe dans l’Univers, il y a toujours rencontre et alchimie du féminin sacré et du masculin sacré. Il n’y a pas de vie sans alchimie de ces deux principes fondamentaux. 

L’univers correspond au principe féminin de la création, c’est l’espace infini, le vide, l’esprit, qui rencontre le principe masculin qui est le potentiel créateur : ainsi à partir du champ des possibles qui est pure énergie et pure potentialité, une forme est créée, une direction est prise dans la matière. 

Que ce soit à l’échelle micro ou macro, il y a toujours un rapport entre énergie et matière. 

Dans le plan de la 3ème dimension de conscience, nous opposons et nous séparons énergie et matière. Dans la 5èmedimension de conscience, nous commençons à appréhender que tout est UN, il n’y a pas de séparation, seulement une danse entre les deux : parfois la matière est plus lourde et l’énergie plus intangible, comme par exemple sur terre, mais elle n’en est pas moins puissante. 

Il n’y a donc pas de séparation entre l’aspect énergétique et l’aspect physique ou physiologique, ça se rejoint. 

Les religions ont contribué à cette séparation car elles nous ont fait croire que nous étions juste un corps, et que le divin était en dehors de nous : non, le divin est en nous puisque nous sommes des êtres spirituels qui faisons une expérience dans la matière.

Encore une fois, dans ce passage que nous commençons à vivre vers la 5ème dimension de conscience, nous devons arrêter de séparer les choses. 

Je prends un autre exemple : les soins énergétiques, la médecine traditionnelle chinoise et la médecine allopathique ne sont pas à séparer, ils ont des champs d’intervention différents et complémentaires. Nous devrions simplement utiliser tout ce qui peut nous être bénéfique !

L’importance de la respiration a bien été décrite par l’une des énergéticiennes. Le lien est fait aussi entre bien respirer et une bonne santé. Pour vous, quel est le lien entre le souffle et l’énergie ? L’énergie est elle aussi dans le souffle ?

Bien sûr ! Le souffle est extrêmement important. Quand le souffle est bloqué, cela exprime que le mouvement de l’énergie est bloqué. Respirer de manière profonde agit sur la circulation de l’énergie en nous, à un certain niveau. A nouveau, c’est une question d’hygiène de vie. Si nous voulons vivre et non survivre, nous devons d’abord respirer et non sous-respirer. C’est une prise de conscience importante que de réaliser que nous sous-respirons, et une prise de conscience encore plus importante de réaliser que nous survivons au lieu de vivre. La survie n’est pas la vie, ce n’est pas normal, nous ne sommes plus à une époque où nous survivons dans notre caverne, entourés de lions.

Nous occuper de notre respiration, de notre corps, de notre alimentation, est aussi important que de nous occuper de notre vie spirituelle : il n’y a pas de séparation, là non plus.

Chacun de vos chapitres est ponctué par des exercices de visualisation visant à harmoniser et faire circuler l’énergie. La visualisation de mouvements d’énergie crée-t-il le mouvement d’énergie ? 

La visualisation est extrêmement puissante. Mais ce qui est primordial c’est l’intention qu’on y met. Prenons un exemple de simple de visualisation de l’énergie de la terre qui remonte à travers les racines de nos pieds : c’est plus l’intention de puiser l’énergie de la terre, qui va mettre en mouvement l’énergie. Et je l’accompagne d’une visualisation. La clé c’est l’intention. 

Pour une personne qui va voir un thérapeute, c’est également son intention qui va primer : que veut-elle transformer dans sa vie ?  

Quel est l’apport d’un soin prodigué par un énergéticien par rapport à une pratique autonome (visualisation, Yoga, auto-soins Reiki ou Lahochi) ? 

Avoir des pratiques autonomes est une magnifique hygiène quotidienne, et cela nous permet d’agir à un certain niveau des structures énergétiques.  De plus cela permet de reprendre son pouvoir, sa puissance personnelle : je ne suis pas victime, je peux agir sur moi-même. C’est un changement de conscience primordial et propre au passage vers les 4èmeet 5ème dimensions.

Mais aller chercher notre propre puissance de guérison n’est pas si aisée que ça. Il y a aussi des espaces de nous-mêmes où nous avons plus de mal à accéder, où les blocages sont trop importants : être accompagné est alors nécessaire. A mon sens, tout le monde a besoin d’être accompagné, à un moment donné, si nous voulons aller dans la profondeur. Le praticien va aller plus dans la profondeur, il a sans doute une meilleure canalisation, il est un outil plus affuté, plus puissant. 

Les deux sont donc complémentaires. 

Une démarche uniquement centrée sur l’aide d’un praticien ne fonctionne pas non plus : si entre deux séances la personne ne met aucune conscience sur les choses de sa vie et a une mauvaise hygiène de vie, cela ne va pas permettre l’intégration, la transformation. Le bénéfice en sera moindre. Nous sommes toujours au cœur de notre propre guérison. 

L’énergie est souvent canalisée par le chakra coronal avant de descendre dans les mains et d’être diffusée au « patient ». Mais puisque l’énergie est partout, pourrait-on aussi la canaliser avec nos différents chakras, de manière « diffuse » ?

Dans notre quotidien, bien sûr nos chakras communiquent entre eux, ils reçoivent les énergies célestes, comme celles de la terre. En revanche c’est le chakra coronal qui canalise plus directement l’énergie de guérison qui est une énergie d’Amour, une énergie divine. Elle est ensuite transmise dans les chakras des mains, mais pas seulement. Personnellement, j’expérimente que c’est tout mon corps qui est sollicité lors d’un soin. Lors d’un soin, je deviens une usine alchimique de transmutation !

Par ailleurs, plus le praticien est profondément enraciné à la terre, plus il pourra puissamment canaliser les énergies célestes. Pour guérir, il lui faudra aussi être dans l’énergie du cœur : plus le cœur sera ouvert, plus le praticien pourra partager et accueillir les énergies qui descendent. Canaliser par son chakra coronal sans assise dans le cœur, c’est utiliser ses capacités psychiques et l’énergie dans la prise de pouvoir et non dans l’amour. Les personnes qui ont cette capacité à canaliser le divin (les praticiens en énergie mais cela peut être aussi des médecins, des prêtres ou toute autre personne) et qui ne sont pas dans le cœur courent le risque d’être dans la prise de pouvoir.

Autre point, plus l’énergéticien sera en lien avec le divin et sa propre source, plus son chakra coronal sera ouvert et donc réceptif. Chaque croyance à ce sujet constituera un filtre qui gênera la réception. Le praticien devra donc travailler ses croyances sur le divin pour qu’elles n’altèrent pas sa capacité à canaliser les énergies de guérison.

Au cours de mes interviews, j’ai pu découvrir de nombreuses pratiques énergétiques. Certaines font appel à l’énergie extérieure (Lahochi, Reiki, Guérisseuse…), d’autres semblent fluidifier les chemins énergétiques internes (Acupuncture, Shiatsu…). Qu’en pensez-vous ? Comment différencier leurs effets ?

Ce ne sont tout simplement pas les mêmes outils qui sont utilisés et chaque méthode a sa spécificité.  Mais je ne ferai pas cette distinction entre énergie intérieure et extérieure car tout est en interaction constante.

Au-delà de la méthode, si la personne porte la guérison en elle, si elle est de la famille d’âme des guérisseurs, elle « agira la guérison » de toute façon. Cela peut être un boulanger : s’il pétrit le pain, même s’il ignore qu’il porte en lui le fluide de guérison, le pain portera une certaine énergie qui sera transmise. Tout comme un médecin allopathe qui serait de la famille des guérisseurs : rien qu’en prescrivant un anti-douleur, il « agira la guérison ». Cela va au-delà de sa pratique, les gens viennent en fait le voir pour cette énergie qu’il canalise. C’est difficile à comprendre mais c’est ainsi. L’énergie de guérison, nous la canalisons : nous, guérisseurs, sommes un outil en tant que tel. 

Lors d’un soin, il y a tellement de choses qui se passent. On comprend certaines de ces choses, et d’autres nous échappent. Cela demande beaucoup d’humilité.

Pour reprendre l’analogie des couteaux (désolée, c’est celle qui me vient en tête aujourd’hui !), nous pouvons en tant que guérisseur avoir l’énergie naturelle d’un couteau à beurre (douce, qui va travailler en surface) nous allons alors choisir une pratique qui correspond à cette vibration. Si nous avons l’énergie d’un couteau à désosser (travaillant en profondeur, de manière incisive) nous choisirons une autre pratique.  Chacun choisit la (ou les) technique(s) qui correspond(ent) à sa vibration. 

Simplement certaines techniques comme l’acupuncture vont intervenir à un niveau plus physiologique, et d’autres techniques vont intervenir à un niveau plus émotionnel et mental et d’autres encore dans la multi-dimensionalité (sur les plans karmiques et transgénérationnels).

Finalement, pour quelles raisons, pour quels problèmes est-il judicieux de consulter une énergéticienne ?

Chaque énergéticien a un domaine d’action, une spécificité. Il faut donc consulter les spécificités de chacun, ce sur quoi il peut intervenir (sur son site internet ou en le questionnant). Ensuite à chacun de voir s’il se reconnait ou non dans les problématiques que le praticien peut aider à résoudre. En France, la médecine, les diagnostics sont exclusivement réservés aux médecins. Aussi il est assez délicat de répondre à cette question.

J’ai également découvert que certaines pratiques font appel à une prière (LaHochi par exemple), est-ce une manière de faciliter la canalisation de l’énergie ? Que pensez-vous du rôle de la prière ?

Une prière peut être utilisée ou pas.  Seule compte l’intention à recevoir les plus belles énergies, les plus ajustées à ce que la personne a besoin de recevoir. Dans tous les cas, se recentrer, s’aligner est un préalable à tout soin. Le praticien qui choisit d’utiliser une prière réalise cet alignement et pose une intention à travers elle. Cela va permettre à la personne de se brancher à l’énergie. La prière va peut-être permettre aussi de s’aligner sur la bonne fréquence, la fréquence précise de l’énergie. Je dirai donc que la prière est un moyen de s’aligner et d’émettre son intention avant le soin, et que cela peut être fait autrement aussi. Il faut préciser que dire la prière mécaniquement sans être pleinement présent et dans une certaine intention ne serait pas très efficace.

A titre personnel, avez-vous intellectuellement concilié ou mis en rapport les religions et l’utilisation des énergies pour soigner ? 

Dans mon cabinet, il y a une main de Fatima, des icones chrétiennes, un menorah*, un Bouddha de guérison : je me sens proche de l’aspect mystique et spirituel de toutes les religions, mais je ne me considère pas comme appartenant à une religion, bien que j’aie reçu en conscience un baptême chrétien à l’âge de 29 ans car je me sens particulièrement proche de l’énergie et du message du Christ. Pour moi, Jésus, Moïse, Bouddha, Mahomet, la femme bison blanc chez les amérindiens, sont des maîtres (de la famille d’âme des maîtres), ce sont des guides, ils ouvrent la voie, c’est l’énergie qu’ils portent. Ils se sont incarnés sur terre pour guider les êtres humains. Jésus n’a pas voulu créer la religion catholique, il est venu transmettre un message, transmettre une énergie d’amour universel. Ce sont les hommes après lui qui ont créé une religion. C’est pourquoi dans mon cabinet je m’entoure d’objets qui viennent de toutes les religions car ils portent tous une énergie, une symbolique profonde et j’aime cet œcuménisme. 

Les religions appartiennent au monde des hommes, elles donnent un socle culturel. La spiritualité va au-delà de cette appartenance à une religion : c’est la reconnaissance que je suis un être divin. 

Dans le livre « Dialogue avec l’ange »**, il y a une image pour symboliser cela qui m’a marquée, c’est la roue d’un chariot avec ses différentes rayons qui vont tous au centre : les différentes religions sont autant de moyens différents d’aller vers la spiritualité, vers le divin. Et il y a parfois eu de sérieux égarements lorsque certains en ont fait une affaire de pouvoir en diffusant la peur et l’intolérance. Mais fondamentalement, les religions sont des moyens d’expression différents qui vont permettre à chacun de se rapprocher de la Source. Il n’y a pas qu’une seule façon de se rapprocher de cette Source, toutes les façons sont bonnes.

Le rôle d’une énergéticienne ou guérisseuse est-il aussi de faire comprendre ce qu’elle perçoit du monde subtil, de partager les informations auxquelles elle a accès ?

Pas forcément. Si elle est de la famille d’âme des guérisseurs ou des passeurs, elle ne va pas nécessairement se sentir appelée par la transmission. Ce sera plutôt le rôle de celles qui appartiennent à la famille des maîtres ou des enseignants. Par exemple, mon énergéticienne historique qui est de la famille des fées alchimiques, communique très peu. Elle est hyper forte, mais ne m’a jamais rien expliqué. Pourtant, je vois les transformations en moi, je vois les effets sur moi, et c’est juste. Mais ce n’est pas une enseignante.

Je n’ai interviewé que des femmes, mais des hommes sont aussi guérisseurs ou énergéticiens. Pourtant j’ai l’impression que la proportion de femmes est beaucoup plus importante. Est-ce votre impression ? Soignent-elles différemment ?

Les acupuncteurs ou les magnétiseurs sont assez souvent des hommes. Ce que je peux dire c’est qu’il y a plus de femmes qui consultent. 

Beaucoup de choses rentrent en ligne de compte : les femmes sont davantage dans un cheminement d’évolution, de transformation personnelle, et donc elles sont potentiellement plus nombreuses à réorienter leur vie. 

A ce moment de l’humanité, nous sommes en train de commencer à quitter le patriarcat : les aspects féminins en nous, blessés par le patriarcat, ont besoin d’être guéris. Les femmes énergéticiennes « agissent la guérison » du féminin, en elles-mêmes, et à travers elles sur les autres. Il y a certainement un besoin au niveau collectif et c’est sans doute plus facile pour elles de guérir leur féminin que pour les hommes.

Avant on considérait que seuls les prêtres pouvaient canaliser l’énergie divine et on ne laissait pas la place aux femmes car on supposait que leur yang n’était pas suffisamment fort pour canaliser le divin. 

Ceci est en train de changer car les femmes sont en train de reprendre leur pouvoir.  Et leur part masculine, yang, qui était également complètement écrasée, peut de nouveau s’exprimer : elles peuvent désormais agir dans le monde, communiquer, s’exprimer. Leurs capacités sur ces plans sont de plus en plus fortes. Au final elles sont en train de retrouver leur pleine puissance.

A mon sens, beaucoup de ces femmes qui deviennent énergéticiennes ont eu des vies antérieures de guérisseuse, et cela ne s’est pas toujours bien passé. Elles ont sans doute besoin de guérir ces vies où elles étaient guérisseuses, béguines*** et accusées d’être des sorcières, souvent par l’Eglise. Je constate qu’actuellement il y a un appel fait à ces femmes, à travailler sur elles et à se réconcilier avec la spiritualité et le divin.

Pour la génération de mes parents, les pratiques étaient beaucoup moins nombreuses, les praticiennes aussi, et aussi beaucoup moins facile à trouver qu’aujourd’hui. La digitalisation a permis de rendre facile la recherche d’informations sur ces sujets et la recherche d’un praticien. Certains soins énergétiques peuvent se faire à distance, aussi peut-on dire que l’accès aux soins énergétiques est extrêmement facile aujourd’hui. Pourtant les sociétés occidentales semblent moins spirituelles que jamais, au profit du matérialisme, de la consommation, du paraître… Quelle est votre vision des choses sur ce paradoxe ?

Quand j’étais jeune, ma mère était astrologue et mon beau-père acupuncteur : je confirme, cela était assez tabou ! Aujourd’hui il y a une ouverture de conscience et beaucoup de pratiques nouvelles. Il y a un changement de conscience global qui met les choses en lumière, du coup nous voyons davantage ce qui ne va pas ! Le matérialisme, le paraître ont toujours existé, mais nous n’en avions pas autant conscience. Désormais avec notre niveau de conscience qui augmente, cela est mis en lumière et nous interpelle : vers quel monde voulons-nous aller ? De plus en plus de personnes ouvrent les yeux et comprennent qu’il y a des choses à changer. Pour moi c’est cela qui est à l’œuvre en ce moment, même s’il y a de la résistance de la part de ceux auxquels la surconsommation et le patriarcat bénéficient pleinement en termes de prise de pouvoir.

L’accès aux soins énergétiques est facile, mais les gens sont un peu perdus aussi. Il faut également avoir du discernement. Et ne pas surconsommer des soins en papillonnant. Se faire accompagner oui, mais il faut aussi du temps d’intégration. Il est souhaitable de privilégier une démarche personnelle sur le long terme. Il faut aussi constater que les soins génèrent un changement en nous, sinon il faut changer de stratégie. 

Pour ma part je vois la même énergéticienne depuis que j’ai 17 ans, cela fait partie de mon hygiène de vie et je n’aurai jamais fini d’avancer. Il ne faut pas penser qu’à un moment donné « nous sommes arrivés ». 

L’une de mes croyances, est que pour changer le monde il faut travailler sur soi (et les pratiques énergétiques y aident beaucoup) et se rapprocher de l’amour inconditionnel. « Sois le changement que tu veux voir dans le monde » de Gandhi me parle beaucoup. Partagez-vous ce point de vue ?

Je suis tout à fait d’accord. La pollution matérielle qui est produite en ce moment sur Terre est le reflet de notre pollution intérieure sur différents plans. C’est à nous de changer notre vibration, nos croyances, mémoires familiales et mémoires karmiques « polluantes », afin que notre conscience soit différente et que notre rayonnement sur terre soit différent. 

Si j’ai fait mon travail de guérison, de moi-même, de mon chakra du cœur, cela alimente alors mon cœur spirituel et je m’inscris alors dans le monde de manière différente. C’est cela qui permet de changer le monde. Personnellement, c’est mon moteur. C’est ce qui me motive chaque jour : accompagner l’humanité dans son changement de conscience, en accompagnant les individus. 

Comme le dit Gandhi :

 "Le jour où le pouvoir de l'Amour dépassera l'amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix" 

 

* Chandelier à 7 branches des Hébreux, symbole du Judaisme

** « Dialogues avec l’ange », document recueilli par Gitta MALLASZ, Editions Aubier.

*** Femme, le plus souvent célibataire ou veuve, appartenant à une communauté religieuse laïque sous une règle monastique, mais sans vœux perpétuels

 

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