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Hymne à la vie

« Dieu, si mon heure est venue, qu’il en soit ainsi. Je me lance » 

Ces mots furent prononcés par Adam Mattocks, pilote d’un bombardier B- 52 en train de se disloquer alors qu’il transportait deux bombes thermonucléaires de 3,8 mégatonnes, dépassant de loin la puissance de feu des bombes larguées sur Hiroshima.

« Sur les huit membres d'équipage à bord du B-52, six étaient assis dans des sièges éjectables. Adam Mattocks, le troisième pilote, était quant à lui installé sur un strapontin dans le cockpit. (…) Sa seule chance de survie était de réussir à s'extraire par une fenêtre du cockpit après l'éjection des deux autres pilotes. (…) Une fois dehors, il a tiré sur la poignée de libération de son parachute. Aucune réaction, peut-être à cause de sa trop faible vitesse, mais alors que sa chute s'accélérait, une vision de bonheur lui est apparue : une toile gonflée par le vent juste au-dessus de lui. Mattocks s'est mis à prier, "Merci, Seigneur !" »

« Puis l'avion a explosé en plein ciel et soufflé son parachute. Mattocks n'était plus qu'un débris supplémentaire tombant du B-52 en désintégration. Par chance, un filet d'air s'est infiltré dans son parachute et le pilote a pu reprendre sa descente amortie vers la terre ferme. « Merci, Seigneur ! » a-t-il murmuré à nouveau en levant les yeux vers sa toile joliment bombée. 

Puis, en regardant vers le bas, il s'est aperçu qu'il se dirigeait droit vers la carcasse en feu du B-52. « Seigneur, s'est-il écrié, si je dois mourir maintenant, qu'il en soit ainsi. » C'est alors qu'un coup de vent l'a poussé vers le sud, ou peut-être un courant ascendant généré par les flammes. Il a atterri, indemne, à bonne distance de la zone dévastée par le crash. »

Sur les huit aviateurs à bord du B-52, cinq ont réussi à s'éjecter, l'un d'entre eux n'a pas survécu à l'atterrissage, un autre n'a pas pu s'éjecter et le dernier, assis dans un strapontin semblable à celui de Mattocks, est mort dans le crash.

Par miracle, aucune des deux bombes n’a explosé. Si les deux bombes avaient explosé, des milliers de personnes seraient mortes.

 (Vous pouvez lire l’article complet ici.)

 

Si la vie est un miracle, la mort est un mystère qu’il est vain de redouter. Lorsque notre heure n’est pas venue, les circonstances, même miraculeuses, se présenteront assurément à nous. 

Je l’ai expérimenté moi-même  à plusieurs reprises : lorsqu’à 17 ans j’ai fait une expérience de mort imminente et où, abandonnée à mon sort sans aucun médecin ou secouriste pour m’assister, mon âme n’a pu revenir dans mon corps uniquement grâce à l’intervention de mes guides et des êtres de lumière. 

De même j’ai frôlé sérieusement la mort par 3 fois et j’ai miraculeusement échappé à des accidents de voiture, en Écosse, en Grèce et au Kosovo, qui auraient pu être mortels. 

Mais mon heure n’était pas venue. 

Et je suis convaincue que lorsque mon heure sera venue, il ne servira à rien de lutter, car je sais maintenant que ça n’est pas moi qui décide : que je le veuille ou non, que je l’accepte ou non, c’est mon âme qui décide s’il est temps de continuer l’apprentissage et l’expérimentation ailleurs, sous une autre forme. 

Il ne sert à rien de redouter la mort. Il nous faut l’accepter. Accepter que meurt notre ego et notre personnage, tandis que notre âme continue son chemin. 

Redouter la mort, c’est croire que je ne suis que mon personnage, cela revient à m’identifier et à me limiter à lui.

Si je fais confiance à la vie, je sais que ce qui arrive est juste pour moi. Alors je traverse ce que je vis en conscience et j’en ressors grandie. 

Si je m’abandonne à ce que la vie me propose, je peux lâcher prise et je cesse d’être manipulée par la peur. 

La peur de la mort nous maintient dans une forme de survie qui est véritablement le contraire de la vie. Car la mort n’est qu’un passage, tout comme la naissance. Parfois il est plus ou moins agréable, tout comme la naissance, mais ce passage fait profondément partie de la vie.

Une sage-femme m’a dit un jour que pour mettre un enfant au monde, il fallait accepter qu’il meure un jour. Je comprends profondément ce qu’elle a voulu dire. Je connais bien des femmes qui n’ont pas eu/pu/voulu d’enfants parcequ’elles ont refusé, consciemment ou inconsciemment, de prendre à nouveau le risque de perdre un enfant et d’en souffrir atrocement, du fait de mémoires profondes (karmiques et/ou transgénérationels) de profonde tristesse engendrée par la mort d’un enfant aimé. Cette plaie béante n’était pas guérie dans leur cœur. 

Je fais partie de ces femmes. 

Et sans doute que dans cette vie de phénix, une de mes expérimentations et apprentissage majeur est de transcender complètement la peur de la mort, la peur de la perte, l'identification au personnage et à la souffrance.

La mort fait partie de la vie et il nous faut l’accepter. En avoir peur nous maintient dans la survie, dans la non vie, parfois jusqu’à un repli malsain sur nous-même.

La période que nous vivons actuellement doit nous interroger profondément sur notre rapport à la vie. 

La vie, tout comme l’amour, est un risque à prendre, une aventure à entreprendre. Ne pas accueillir la vie et l’amour en nous, c’est accepter et se complaire à vivre comme des zombies manipulables et manipulés par des égrégores de peur. 

La vie est une aventure, est comme toute aventure, toute histoire, elle a un prologue, une intrigue et un épilogue. 

Nous pouvons regarder l’histoire se vivre sans nous et laisser les autres décider pour nous, ou devenir acteur de notre histoire et décider de la changer. 

Que décidez-vous ?  





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